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CNIL – immeubles d’habitation

La vidĂ©osurveillance – vidĂ©oprotection dans les immeubles d’habitation

23 juillet 2018


Pour lutter contre les vols ou les dĂ©gradations dans les parkings ou les halls d’entrĂ©e de plus en plus d’immeubles sont Ă©quipĂ©s de camĂ©ras de vidĂ©osurveillance. Ces dispositifs doivent respecter diffĂ©rentes rĂšgles afin de ne pas porter atteinte Ă  la vie privĂ©e des personnes. Quelles sont ces rĂšgles ? Quelles prĂ©cautions prendre ? Quels sont les droits des personnes filmĂ©es ?

Les camĂ©ras peuvent filmer les espaces communs Ă  des fins de sĂ©curitĂ© des biens et des personnes. Il est possible d’installer des camĂ©ras Ă  la suite de vols ou de dĂ©gradations de vĂ©hicules dans le parking souterrain d’un immeuble, Ă  titre dissuasif, ou pour identifier les auteurs. Des camĂ©ras peuvent Ă©galement ĂȘtre installĂ©es dans le hall d’entrĂ©e pour Ă©viter les tags ou la dĂ©gradation de boites aux lettres.

Quelles prĂ©cautions prendre lors de l’installation du dispositif ? 

Les camĂ©ras peuvent filmer les espaces communs (parking, local vĂ©los ou poussettes, hall d’entrĂ©e, portes d’ascenseur, cour). Elles ne doivent pas filmer les portes des appartements ni les balcons, terrasses ou fenĂȘtres des appartements.

Possibilités de vidéosurveillance dans les immeubles d'habitation - Oui, on peut installer des caméras dans un hall d'entrée - Non, on ne peut pas filmer les portes des appartements

Qui peut consulter les images ?

Les dispositifs permettant de visualiser des images en direct ou enregistrĂ©es, ne doivent pas ĂȘtre librement accessibles Ă  l’ensemble des habitants. Seuls le syndic, les membres du Conseil syndical, le gestionnaire de l’immeuble ou le gardien doivent par exemple pouvoir visualiser les images.

En rĂšgle gĂ©nĂ©rale, les images sont consultĂ©es uniquement en cas d’incident (vandalisme, dĂ©gradation, agression, etc.). Elles ne doivent pas servir Ă  « surveiller » en temps rĂ©el les allĂ©es et venues des rĂ©sidents ou des visiteurs.


Pendant combien de temps conserver les images ?

La durĂ©e de conservation des images ne devrait pas excĂ©der un mois.

En rĂšgle gĂ©nĂ©rale, conserver les images quelques jours suffit Ă  effectuer les vĂ©rifications nĂ©cessaires en cas d’incident, et permet d’enclencher d’éventuelles procĂ©dures pĂ©nales. Si de telles procĂ©dures sont engagĂ©es, les images sont alors extraites du dispositif (aprĂšs consignation de cette opĂ©ration dans un cahier spĂ©cifique) et conservĂ©es pour la durĂ©e de la procĂ©dure.

La durĂ©e maximale de conservation des images ne doit pas ĂȘtre fixĂ©e en fonction de la seule capacitĂ© technique de stockage de l’enregistreur.


Quelle information ?

Les personnes filmĂ©es dans un espace public doivent ĂȘtre informĂ©es, au moyen de panneaux affichĂ©s en permanence, de façon visible, dans les lieux concernĂ©s, et doivent ĂȘtre comprĂ©hensibles par tous les publics. Ils doivent a minima comporter, outre un pictogramme reprĂ©sentant une camĂ©ra qui indique que le lieu est placĂ© sous vidĂ©oprotection :

  • les finalitĂ©s du traitement installé ;
  • la durĂ©e de conservation des images ;
  • le nom ou la qualitĂ© et le numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone du responsable/du dĂ©lĂ©guĂ© Ă  la protection des donnĂ©es (DPO) ;
  • l’existence de droits « Informatique et libertĂ©s » ;
  • le droit d’introduire une rĂ©clamation auprĂšs de la Commission nationale de l’informatique et des libertĂ©s (CNIL), en prĂ©cisant ses coordonnĂ©es.
Panneau - Vidéosurveillance - Immeuble

Afin que les panneaux affichĂ©s restent lisibles, l’intĂ©gralitĂ© des informations qui doit ĂȘtre portĂ©e Ă  la connaissance du public peut l’ĂȘtre par d’autres moyens, notamment par le biais d’un site internet. Ces autres informations sont, notamment :

  • la base lĂ©gale du traitement ;
  • les destinataires des donnĂ©es personnelles, y compris ceux Ă©tablis en dehors de l’UE ;
  • enfin, s’il y en a, les informations complĂ©mentaires qui doivent ĂȘtre portĂ©es Ă  l’attention de la personne (prise de dĂ©cision automatisĂ©e, profilage, etc.).

Ces informations sont prĂ©vues par l’article 13 du RGPD et l’article 104 de la loi « Informatique et LibertĂ©s Â».


Quelles formalitĂ©s ?

Les formalités à accomplir peuvent varier en fonction des lieux qui sont filmés.

  • Lieux non ouverts au public

Aucune formalitĂ© administrative n’est nĂ©cessaire auprĂšs de la CNIL.Toutefois, pour les logements sociaux, le DĂ©lĂ©guĂ© Ă  la protection des donnĂ©es (DPO) du gestionnaire de l’immeuble doit ĂȘtre associĂ© Ă  la mise en oeuvre d’un dispositif de vidĂ©osurveillance.

Le dispositif doit ĂȘtre enregistrĂ© dans le registre des traitements de donnĂ©es que l’organisme HLM ou le syndic doit tenir.

  • Lieux ouverts au public

Si les camĂ©ras filment un lieu accessible Ă  toute personne (hall  d’entrĂ©e avec  porte sans digicode ni interphone par exemple), le dispositif doit faire l’objet d’une demande d’autorisation auprĂšs du prĂ©fet du dĂ©partement (le prĂ©fet de police  Ă  Paris) car les lieux sont considĂ©rĂ©s comme ouverts au public.

Le formulaire peut ĂȘtre retirĂ© auprĂšs des services de la prĂ©fecture du dĂ©partement ou tĂ©lĂ©chargĂ© sur le site internet du ministĂšre de l’IntĂ©rieur. Il peut Ă©galement ĂȘtre rempli en ligne.

  • AuprĂšs de l’assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des copropriĂ©taires

L’installation de camĂ©ras dans une copropriĂ©tĂ© doit faire l’objet d’un vote lors de l’assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des copropriĂ©taires.


Quels recours ?

Si un dispositif ne respecte pas ces rĂšgles, vous pouvez saisir :

La CNIL a en effet la facultĂ© de s’assurer que les systĂšmes de vidĂ©oprotection sont mis en oeuvre conformĂ©ment au cadre lĂ©gal applicable. Elle peut procĂ©der Ă  des contrĂŽles. Les investigations de la CNIL peuvent donc porter sur l’existence et la validitĂ© de l’autorisation prĂ©fectorale concernant le dispositif, sa finalitĂ©, son caractĂšre proportionnĂ©, les modalitĂ©s d’information et de droit d’accĂšs des personnes filmĂ©es, la qualitĂ© des personnels autorisĂ©s Ă  visualiser les images, les mesures permettant d’assurer la sĂ©curitĂ© du traitement (notamment la nĂ©cessitĂ© de tenir un registre des consultations), la durĂ©e de conservation des images.

Le constat de manquements peut conduire la CNIL Ă  adresser Ă  l’organisme concernĂ© une mise en demeure afin que les mesures permettant au systĂšme de vidĂ©oprotection d’ĂȘtre conforme aux rĂšgles de protection des donnĂ©es soient prises. En cas, notamment, de manquement grave ou persistant, ou d’organisme de mauvaise foi, la CNIL peut Ă©galement dĂ©cider d’adopter une des sanctions prĂ©vues par les textes (rappel Ă  l’ordre, limitation temporaire ou dĂ©finitive du traitement, sanction pĂ©cuniaire, etc.).

  • Les services de la prĂ©fecture, si les camĂ©ras filment des lieux ouverts au public.
  • Les services de police ou de gendarmerie.
  • Le procureur de la RĂ©publique.

Texte reference

Les textes de référence

Source : CNIL